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Par Serge Ayala, le 10/04/2008 | 1 réaction | aucun Type.
Lydie Debaine avait reconnu avoir tué sa fille avec préméditation en 2005 en lui donnant plusieurs cachets d’anxiolytiques. Depuis plusieurs années, Mlle Debaine, dont l’âge mental était celui d’un enfant de 5 ans, souffrait de crises d’épilepsie, de violents maux de tête et de vomissements. Son état de santé se dégradait. Lydie Debaine a expliqué son geste –qu’elle a qualifié « d’acte d’amour »- par la souffrance de sa fille.
« Par principe », l’avocat général avait requis une peine de trois ans de prison avec sursis. La cour d’Assises a finalement décidé d’acquitter Lydie Debaine et l’énoncé du verdict a été accueilli par des applaudissements. Au moins huit des douze jurés avaient répondus « non » à la question de savoir si Mme Debaine avait commis un « homicide volontaire ».
La décision d’acquittement est rare dans ce type d’affaire. Ces vingt dernières années, la justice a le plus souvent prononcé des peines de prison avec sursis à l’encontre de parents ayant tué leurs enfants handicapés. En 1994, la cour d’Assises du Finistère avait acquitté un homme qui avait tué son fils handicapé mental.
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