Hériter sans conflits de famille ? C’est possible avec Maka7Famille. Maka7famille est en effet un jeu fondé sur un principe mélangeant la Bonne Paye, le Jeu de l’oie et le Monopoly. Interview de son créateur, Vincent Chauveau.

 

Pourquoi avoir créé ce jeu ?
Ce jeu a été inspiré lors d’un rendez-vous avec un client en présence d’un conseiller UNOFI. Mon client posait des questions et chaque réponse apportait une nouvelle question. Je me suis dit que cela mériterait un jeu de société. Voilà 20 ans que je fais ce métier. Je me rends compte que tous les efforts de la communication de la profession sont vains. En effet, il est difficile de rendre notre matière accessible et compréhensible. Ce jeu permettra de provoquer a minima les bonnes questions auprès des familles

Pourquoi ce nom ?
Ma fille m’a dit « Papa, le Monopoly ne s’appelle ni l’appartement ni la maison. On ne peut pas appeler le jeu « l’héritage ».  Il nous fallait trouver un nom. Rappelez-vous Harpagon dans l’avare de Molière et son attachement à sa cassette. Elle était toute sa fortune. Je vous renvoie à l’acte IV scène 7. Cette œuvre étudiée au collège m’a profondément marqué. Nous avons joué sur la phonétique « Maka7 ». Puis nous avons rajouté  « famille » car il s’agit d’un jeu familial.

À qui s’adresse ce jeu ? Décrivez-nous-le …
Le jeu s’adresse aux familles. J’ai redécouvert l’univers des jeux de société avec mes jeunes enfants. C’est un moment convivial où l’on se déconnecte de tout, de nos téléphones, de nos mails, de nos écrans. On peut y jouer dès l’âge de 8 ans. Ce sera peut-être aussi l’occasion pour les familles d’aborder des sujets douloureux et délicats via la dimension ludique, pédagogique et humoristique de ce jeu de plateau ; 26 cases, 6 pions, 1 dé  et 112 cartes de jeu réparties en 4 catégories : succession, testament, donation, notaire

Comment vous est venue l’idée ?
Le jeu s’est écrit en prenant les ressorts de la bonne paye et du jeu de l’oie principalement avec quelques mécanismes du Monopoly. C’est une sorte de version de la bonne paye version héritage

Combien de temps cela vous a pris ?
J’ai écrit ce jeu durant les vacances de Pâques avec mes enfants durant deux demi-journées. J’ai repris sur les cartes uniquement ce que l’on vit au quotidien dans une succession. Mes enfants m’ont permis de garder la dimension pédagogique et ludique du jeu. Puis mon fils, cet été, a réalisé le plateau en version blanche sur du papier A4 pour tester le jeu avec des amis de son âge. Je les ai regardés jouer. Mon épouse fut surprise par la fluidité du jeu. Ce que je retiens fut les rires des enfants. Ils se sont pris au jeu.

Quelles ont été les étapes ? Quelles sont les prochaines ?
Après il faut trouver des graphistes, un fabricant et chercher une solution pour l’édition et la distribution. Je découvre le milieu du jeu de société. La recherche du fabricant a été délicate. Nous avons opté avec l’éditeur pour un fabricant 100 % français. C’est ce qui fait que je suis aujourd’hui écouté par la grande distribution. C’est un marqueur fort. En effet, plus de 500 jeux de société sont créés par an. C’est impensable. Je me suis rendu compte que la France était leader dans le domaine. À Cannes, il y a chaque année  le festival international du jeu. Cet événement réunit 150 000 visiteurs.

La prochaine étape sera de réussir la transformation. La réalité de ce jeu sera dans sa capacité à se vendre.

Y a-t-il eu des obstacles ?
J’appréhendais l’obstacle des instances. J’ai été surpris. Le président actuel du CSN m’a écrit qu’il souhaitait vivement la concrétisation de ce jeu tant qu’il portait une image positive du notariat. L’obstacle le plus dur sera véritablement la communication autour du jeu.

Êtes-vous joueur ?
Je ne suis joueur que pour passer du temps complice avec mes enfants.

Quels sont vos jeux préférés ?
J’adore jouer aux Échecs avec mon fils. En famille, le Mille bornes (créé par un moniteur d’auto-école de Bordeaux) ou le Uno sont des jeux faciles et rapides. Enfant, j’aimais les parties de Monopoly avec mes cousins, les jeux de Dames avec mes parents qui détestaient jouer aux jeux de société.

Un dernier mot ?
Aidez-nous via le financement participatif. 46 contributeurs ont déjà participé. C’est beaucoup et encore trop peu. Nous avons fait le pari citoyen de produire ce jeu 100% en France dans une PME familiale de 25 salariés  à Mussy-sur-Seine. En contrepartie, vous recevrez une boite collector de la première édition. Cela contribue à rendre accessible le droit et l’image des notaires. Les notaires devraient tous en acheter pour les revendre à leurs clients ou l’offrir aux partenaires privilégies. Je les rassure, il n’y a ni mon nom , ni mon 06 😉  sur la boite du jeu

 

Date de sortie du jeu : le 16 octobre 2019
Où l’acheter ? À partir du 21 septembre sur https://maka7famille.fr/

 Prix : 29,90 €