Le collaborateur idéal existe-t-il et, si oui, quelles sont ses principales qualités ? Notariat 2000 a voulu en savoir plus et a mené l’enquête auprès d’un panel de notaires répartis sur toute la France. Portrait robot.

Souriez, la vie est belle ! Si l’existence du père-noël et de la fée Clochette reste encore à prouver, celle du collaborateur idéal est une réalité pour 73 % des notaires que nous avons interrogés. 64 % l’ont même rencontré, voire déjà recruté !

Concrètement qui est-il ?

Certains le rêvent « discret, réaliste (sur les salaires), admiratif (de son patron ;-), d’humeur égale » ; d’autres le préfèrent « enjoué, dynamique, réactif, vif d’esprit et fin psychologue (pour ne pas heurter le client) ». Pour quelques-uns, il doit être « toujours présent », traduisez « jamais malade » (faut-il comprendre, par extension, « jamais enceinte » ?). L’obéissance n’est pas un critère : les notaires ne sont pas à la recherche d’un « salarié-robot », mais de collaborateurs curieux, « mentalement agiles », capables d’analyser les situations, aptes à bouger les lignes et/à s’adapter aux situations. Les diplômes sont importants, mais pas prioritaires. On préférera à un candidat (sur)diplômé un collaborateur vif et désireux d’apprendre au quotidien.

À noter : Les grands patrons ont chacun leur définition du « collaborateur idéal ». Selon Jeff Weiner, le PDG de LinkedIn, le collaborateur idéal doit, à la fois, voir les choses en grand, exécuter, s’amuser et collaborer.

Portrait robot

Si établir un portrait détaillé du collaborateur idéal s’avère mission impossible, certaines caractéristiques permettent toutefois d’esquisser son profil. Les notaires cherchent avant tout des collaborateurs compétents, mais qui sont aussi :

  1. « impliqués » (100 %). Le collaborateur idéal ne doit pas venir en « touriste » à l’étude, il ne doit pas être hermétique aux règles de l’entreprise, à son environnement, à son évolution. Il joue la complémentarité avec les autres services. S’il ne compte pas son temps, tant mieux, mais pour 50 % des notaires interrogés, faire plus d’heures n’est pas un critère qualitatif.
  2. « multitâches » (88 %). La spécialisation, c’est bien… à condition de savoir faire le reste. Le collaborateur idéal doit être capable de maîtriser plusieurs sujets à la fois et être en capacité de passer d’un dossier à l’autre.
  3. Autonomes (88 %). Le collaborateur idéal vole de ses propres ailes, il prend des initiatives, sait mener des projets, surmonte les obstacles, trouve des solutions. Mais attention, il ne doit pas pour autant faire cavalier seul. Encore une fois, travailler en équipe est indispensable. Ne dit-on pas que l’union fait la force ?
  4. Motivés (39 %). Attendre d’un collaborateur qu’il soit motivé, c’est un peu enfoncer une porte ouverte. Mais sans motivation, le jeu n’en vaut pas la chandelle ! Pour beaucoup de notaires interrogés, c’est au « boss » d’impulser l’énergie et de manager son équipe.
  5. Organisés (31 %). Un collaborateur organisé et méthodique aura un sérieux avantage sur les autres. Il y gagnera en temps… et, aujourd’hui, « le temps, c’est de l’argent » 😉

Et en négo ?

Le négociateur idéal doit maîtriser les réseaux sociaux, poster des tweets (ça ne fait pas de mal), savoir gérer un blog, être présent sur facebook… Il est à fond dans la culture « Geek ». C’est également un « homme/femme » de terrain. Il connaît tous ses biens sur le bout des doigts, a une parfaite connaissance de son secteur, le sens du contact… et une déontologie irréprochable.

V. Ayala