Divorcer devant notaire, sans juge. Annonce choc, devenue presque habituelle dans notre univers médiatisé, bien qu’un peu inattendue sous le panonceau de la France profonde. Les premières réactions sont, en revanche, tout à fait prévisibles. Journalistes de tout poil et de tout horizon, ainsi que le Barreau, clament unanimement, la main sur le cœur : « Qui paiera le notaire en cas d’impécuniosité du client ? ». Sous-entendu : « Le notaire est un homme d’argent. Il favorisera celui qui a les moyens. Les autres, les plus nombreux, pourront-ils aussi facilement divorcer ? »

 

 

Qu’en disent nos chefs ? Notre président Reynis se déclare prêt et fait des déclarations de presse, à chaud, qui ne manquent pas d’allure. Dans les chaumières notariales, on attend, dubitatif et interrogatif, presque incrédule. Peut-être aurait-on avantage à interroger nos confrères d’Alsace Moselle ? Leur pratique, sans aller jusqu’au divorce, côtoie beaucoup plus assidûment le judiciaire dont ils sont bien plus proches que les notaires de l’ancienne France, celle de l’intérieur.

 

En toute hypothèse, que répondre ? Si le oui est franc et massif, il faudra assumer… Voilà une autre histoire. Mais ne serait-ce pas une vraie opportunité à saisir ? Sollicitation inattendue, mais sans nul doute favorable à l’ouverture qui semble enfin souhaitée à Maubourg !

 

Alors assurons et assumons !