Dans les allées et coulisses du congrès de Strasbourg, les présents, en moins grand nombre que d’habitude, étaient unanimes à constater une ambiance quelque peu « morose ». Signe des temps, certainement. Comme le supputait l’un d’eux, « ceux qui souffrent ne sont pas là, parce qu’ils n’ont pas les moyens de supporter les dépenses d’un congrès, et qu’ils priorisent le traitement des dossiers susceptibles de faire entrer quelques sous dans la caisse ». Et se trouvait souvent évoqué, sous le manteau, le cas de ces offices où les titulaire(s) ont décidé de suspendre le paiement des cotisations. Sans doute, le réel indicateur de la crise. Car comment croire qu’un notaire souffre vraiment lorsqu’il accepte de continuer à payer sans protester des cotisations dont il apparaît dans bien des cas qu’elles mériteraient d’être remises en question ? Telle est bien la question…

 Pierre DunyPJD5