Retour au bercail après 10 heures de boulot… Comme nous tous, à gérer tout et surtout le reste, à ne pas pouvoir mettre le nez dans ce satané partage judiciaire qui doit sortir…Bref une journée normale, quoi ! J’allume mon poste de TV…

Et je vois notre cher (très cher) ministre de l’économie nous expliquer que le Gouvernement a “les moyens institutionnels de continuer à avancer. C’est le 84e 49-3 de la Vème république. J’ai peur de vous dire qu’il y aura vraisemblablement un 85e et un 86e. C’est comme ça que notre système institutionnel fonctionne“. Dont acte… Même pas surprise ! Je prends Le Point. Je lis l’article écrit par Jean Nouailach. Il dresse un bilan que nos hommes politiques feraient bien de lire… Ah non, c’est vrai, Fleur Pellerin nous a expliqué qu’ils n’ont pas le temps de lire ! C’est bien dommage. Que dit Jean Nouailach ? En substance, après avoir taclé nos politiques et surtout leurs promesses, il rappelle les chiffres et divers constats. En résumé :

  • Plus de 18 000 entreprises ont fait faillite au premier trimestre 2015, un record depuis 2009
    […]
  • Le chômage a encore augmenté de 0,4 % en mars […]
  • La pause fiscale est un leurre […]
  • Les effectif de la fonction publique ont encore progressé de 87 000 en 2013 […]
  • La loi Alur de Cécile Duflot a poussé le marché immobilier dans une crise noire. Sylvia Pinel qui lui a succédé a l’air de trouver normal de continuer à serrer le cou des propriétaires dans un nœud coulant de plus. […]
  • Pour les entreprises françaises, la malédiction fiscale continue. […]
  • François Hollande a voulu distribuer de nouveaux cadeaux aux jeunes. Coût supplémentaire prévisible : 1 milliard ! Pas grave : c’est l’État qui paye ! […]. Et l’État, c’est…

L’article conclut, malheureusement, en parlant de protectionnisme. Ce qui ne peut s’appliquer aux quelques articles nous concernant dans la loi dite “loi Macron”.

Bref, je crois qu’il va falloir nous prendre sérieusement en main et repenser notre futur ! Pour l’instant, il n’est pas rose, bien que planifié par des hommes dont c’est le symbole. Il va falloir :

  • Repenser nos structures juridiques, non pour gagner plus, mais pour continuer à faire notre métier et à le faire bien.
  • Créer des conditions d’exercice viables dans ce qui s’annonce être notre futur paysage notarial, permettant à toutes les composantes du notariat de continuer à travailler.Cette évolution nous pouvons en être largement les acteurs plutôt que de la subir, puisqu’au niveau de nos structures, nous sommes seuls maîtres à bord.
  • Travailler de l’intérieur et tenter de construire
  • Se réformer, sans se déformer.

Je ne cesserai jamais de vilipender cette hérésie qu’est la loi Macron. Mais si le débat doit se régler devant le conseil constitutionnel ou la Cour de justice européenne, on aura le temps de souffrir, voire pire.

Alors en route ! Il nous faut avancer tout en continuant à nous battre !

AGAP  Anne-Gaël Parry-Avril