Tic tac tic tac… Le barème des émoluments de négociation actuel pourrait bientôt disparaître. Est-ce une bonne chose et qu’en pensent les notaires et négociateurs ? Arrêt sur image.

Euro coins and housesÊtes-vous pour ou contre la disparition du barème actuel des émoluments de négo ? CONTRE : 61 %

La grosse majorité de notre panel vit mal la fin du barème des émoluments de négociation actuel : “Cela permettait de se détacher des agences“, “Maintenant, nous nous ferons concurrence“, “Il était facile à employer“, “La tarification rassure les clients“, “Nous allons devenir des commerciaux“, “Ça va être la loi de la jungle“, etc. Si beaucoup ne comprennent pas ce qui a motivé sa suppression (“il va être remplacé par quoi ?” “Sur quelles bases allons-nous tourner ?“), quelques-uns se félicitent de la disparition de ce “barème trop bas“. “Cela permettra de facturer des émoluments plus importants, surtout pour les petits prix“. “Le tarif était trop faible pour les petites ventes et ne permettait pas de rendre un service efficace en l’absence de rentabilité“. “Nous fournissons le même travail que les agences, la plupart du temps plus sérieusement. La qualité du service doit être valorisée, les honoraires doivent suivre“. Enfin, certains craignent que cela engendre “une disparité au niveau des études” et “un manque de lisibilité chez les acquéreurs“.

Quel fonctionnement pour demain ?

Beaucoup de “négos” attendent de savoir à quelle sauce Macron va les manger pour “bouger”. Lorsqu’ils s’expriment, c’est la cacophonie ambiante. En effet, si certains veulent “aligner leurs tarifs” sur les agences, d’autres vont tout faire pour rester “en dessous des agences”. Certains disent vouloir faire “au cas par cas” en “modulant les tarifs à la hausse ou à la baisse en fonction du dossier”, voire tout simplement “ne rien changer en restant au même barème”.

Selon vous, une concertation doit-elle être menée au sein de la profession pour qu’il y ait cohérence entre les études ? OUI : 80 %   

Pour 8 négociateurs sur 10, une concertation doit être menée au sein de la profession pour qu’il y ait cohérence entre les études. Une entente sur un barème a déjà été évoquée dans certains groupements, voire dans quelques compagnies ou conseils régionaux. Parfois, il s’agit d’un vœu (pieux ?) : “J’aimerais qu’une décision soit prise en concertation avec les études voisines pour tenir compte de la spécificité de chaque territoire“.

Quelle formule de rémunération a votre préférence ? FIXE + VARIABLE : 50 %

Si la formule “fixe + variable” a la préférence de notre panel, le montant même du fixe fait débat. C’est un peu l’auberge espagnole en la matière ! Certains préconisent 80 % fixe (“pour travail effectif et pas seulement ouverture de la porte”) et 20 % variable, mais la majorité privilégie un fixe minimum (entre 750 et 1 500 € selon les écoles) “pour ne pas pénaliser les ventes d’un faible montant”, auquel s’ajoute un variable dont le pourcentage (par tranche) est déterminé en fonction du prix de vente ou de la difficulté du dossier. Par exemple : “1 000 € ht pour les ventes inférieures à 20 000 €, 5 % ht entre 20 000 € et 200 000 €, puis 3 % ht au-dessus”.

Si vous deviez choisir, vous opteriez pour :

  • 12,5 %          fixe
  • 37,5 %          variable
  • 50 %  fixe + variable

 V.A.

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