La forte chute d’activité prévue pour la période estivale devrait s’atténuer et compenser l’écart inhabituel entre les observations. La tendance à l’amélioration des prix semble se poursuivre, y compris pour les commerces.

Tendance concernant l’activité

La forte chute d’activité prévue par notre panel pour la fin de la période estivale est du même ordre que celle connue l’an passé à la même époque. En revanche, l’activité ressentie par les études fin juin a connu une relative dépression par rapport à avril, ce qui ne fût pas le cas précédemment. On note également un écart entre les prévisions et la réalité qui s’avère, au final, plus pessimiste. Il faut remonter à juin et août 2014 pour connaître un tel phénomène, les prévisions étant généralement plus pessimistes que les réalisations qui s’ensuivent, témoignage de la prudence coutumière des notaires. Mais il y a aussi un épiphénomène que met en lumière Me Marie-Hélène REBUT-RUSCHER à Chavanay dans la Loire : « pour la 1re fois en 25 ans d’exercice, je risque de me retrouver en difficulté à la rentrée. Les raisons sont de plusieurs ordres : effet loi Macron sur les petits actes, rapport à l’acte très faible, secteur perturbé par le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) et une charte locale rendant impossible tout nouveau projet ».

Tendance concernant les prix

L’amélioration de la tendance des prix se poursuit.

Pour l’habitation, la proportion des pessimistes a régressé. Elle est passée fin juin à 24 % (contre 26 %) tandis que celle des optimistes s’est maintenue (9 %).

Au niveau des terrains, 7 % ont prévu une amélioration des prix et 19 % une baisse.

Pour les commerces, ceux prévoyant une baisse des prix s’est réduite à 33 % (elle était de 48 %).

Le conseil des notaires

Convaincus que les taux d’intérêt vont demeurer très faibles, les notaires considèrent que les prix devraient poursuivre leur stabilisation. D’où un quasi équilibre entre les conseils à l’achat et à la vente avec une légère prédominance pour ces derniers. Au niveau des logements, 50 % des notaires conseillent d’abord de vendre avant de racheter autre chose et 46 % d’acheter avant de vendre.

Pour les terrains, 54 % de nos correspondants jugent plus prudent de vendre en premier tandis que 44 % préconisent d’acheter d’abord.

Évolution de l’environnement économique

Bien que les résultats économiques soient un peu moins favorables qu’au premier trimestre, tant au niveau de la croissance que du chômage, et malgré les conséquences du BREXIT, les opérateurs boursiers demeurent optimistes. En témoignent les cours des actions qui, depuis le début de l’année, n’ont guère évolué, le CAC40 se situant toujours entre 4000 et 4400. Mais même si la reprise économique se confirme, il s’agit d’une reprise molle et avec la répétition des attentats, on peut craindre un essoufflement de la consommation des ménages. Le secteur immobilier, rassurant en cette époque troublée, ne devrait pas trop en souffrir.

Bernard Thion

NDLR : cette enquête a été réalisée courant juin auprès d’un panel de notaires négociateurs répartis sur toute la France. Elle a été rédigée le 29 juillet.