HUMEUR_1Christiane Taubira s’est illustrée et singularisée par son absence à notre dernier congrès national (Strasbourg, 10 au 13 mai). Personne de la Chancellerie. C’est une première dans cette manifestation depuis plus d’un siècle ! Il ne s’agissait plus d’effets d’annonce, ni de ronds de jambe de salon. Il fallait juste un peu de courage pour affronter une profession maltraitée.

Nous avons pourtant connu une cinquantaine de gardes de nos sceaux malmenés. Ils avaient, bien sûr, leurs défauts comme tout tout un chacun.  Mais il faudrait gratter nos mémoires pour en trouver un au niveau de Madame Taubira…

Nos anciens lecteurs se souviendront peut-être d’une anecdote significative remontant aux tensions qui avaient succédé au fameux rapport Rueff-Armand. Le ministre de cette époque giscardienne avait dû subir cette remarque publique : « quand un bon berger a la chance d’être aidé par un bon chien, il ne le maltraite pas car, alors, son travail en serait gâté« .

Il est vrai que nos relations d’alors, parfois tendues, ne manquaient ni de courage, ni de savoir-vivre ! Répondre à une invitation en fait partie. S’il nous est arrivé, rarement, de ne pas être honoré du garde soi-même, au moins envoyait-il un de ses chefs de bureau pour… l’excuser ! Autre temps, autre mœurs. Où est le socle de confiance sans lequel ne subsistent que les perdants ?

bigotPhJean-Claude Bigot