Si l’on vous dit :

“Ne nous orientons-nous pas plutôt vers une conception anglo-saxonne : le marché c’est la clientèle, et ce sont nous, les notaires, qui choisissons nos cibles”. Il n’y a rien de mal à ça, à condition de ne pas tomber dans des excès commerciaux et que nous gardions à l’esprit que ce qui prime c’est l’intérêt du client. Même si nous savons lui révéler des besoins qu’il ignorait.

C’est par une déviation de langage que nous parlons du “marché du droit” et de “parts de marché”. Le Droit n’est pas plus un marché que la médecine. Et pourtant nous savons depuis Jules Romain et le Docteur Knock qu’il est facile de créer en cette dernière matière des besoins artificiels.

Veillons à ce qu’il n’en soit pas de même dans notre profession !”

Le marché du droit vu par JIHEM

Le marché du droit vu par JIHEM

A la lecture de ce texte, illustré par notre ami Jihem, nul doute que vous réagirez immédiatement ! “Ah ! Voilà une analyse pertinente !” vous direz-vous. “Si M. Macron entendait ça, il comprendrait sûrement ce que nous voulons dire !

Et si l’on vous dit alors que…

Cette réflexion était celle de Me Jean Marie Celer, notre rédacteur en chef alors JM-Celernotaire à Limoges et qu’elle date du numéro 306 de la revue Notariat 2000. Nous étions en… 1993 ! Il partageait alors la rédaction en chef avec Me Pierre Bertrand, alors notaire à Paris, et Pierre Duny de Notariat Services.

C’était il y a plus de 20 ans !

Le marché du droit vu par JIHEM

Le marché du droit vu par JIHEM

Alors, dites-moi, l’envie de flanquer des baffes à tous les dirigeants inconséquents du notariat qui nous ont conduit là où nous sommes en n’écoutant pas les réflexions des “rebelles” du volontariat…“Elle vouuuus chatouille ouuu elle vouuus gratouille hmmm ?!” 

Moi elle me donne envie de les mettre KNOCK-out.

Didier Mathy