L’actualité de la bande dessinée est riche ces temps-ci avec la publication du premier album des aventures de Tintin, réédité sous forme colorisée (Tintin au pays des Soviets). Je le recommande chaudement pour ses dimensions historique et esthétique. Tout cela m’a donné envie de raconter le notariat comme si c’était une nouvelle aventure de Tintin. On me dira que c’est du plagiat ; bien au contraire, c’est une citation, incluse dans une production originale qui ne porte pas confusion avec l’Œuvre du Maître, Hergé…

C’est sous un ciel où les nuages s’amoncellent que nous trouvons notre jeune reporter Tintin rejoignant au château de Moulinsart son vieil ami le Capitaine Haddock qui l’a appelé à l’aide.

– Bonjour Capitaine…

– Bonjour Tintin ! C’est la fin Tintin, je vous le dis, tonnerre de tonnerre, je ne toucherai jamais le prix de mon château. Je suis déshonoré, moi qui avais promis à Tryphon de lui rembourser l’argent qu’il m’avait avancé.

– Justement le voici, bonjour Professeur ; le Capitaine est désabusé, il désespère de recevoir du notaire le prix de son château.

– Oh, bonjour Tintin ; que dites-vous ? Prendre une fusée… pour se rendre sur la Terre… !? mais vous êtes resté dans la Lune, mon jeune ami ! À propos, je suis venu prendre congé : je pars en Bavière à la réunion annuelle du groupe Bilderberg. J’interviens sur la normativité à l’épreuve des blockchains. Passionnant, non !?

– Certainement Professeur, je vous envie. Mais, dites Capitaine, le groupe Bilderberg n’est-il pas ce groupe de banquiers, médias et autres milliardaires emmenés par Rastapopoulos pour imposer leurs vues aux dirigeants de la planète ?

– Oui Tintin, mais Tryphon peut encore aller se fourrer dans je ne sais quelle galère pour sauver le monde, moi ce sont mes sous que j’aimerais bien sauver. Or quand j’appelle le notaire je tombe sur la boucherie Sanzo.

– Eh bien Capitaine, allons lui rendre visite à maître Écrissenvol…

– Très peu pour moi, allez-y si vous voulez, moi je ne bouge pas d’ici.

– Allons Capitaine, vous n’allez pas laisser croire au village que vous n’êtes plus qu’un vieux rafio à la dérive !?

À la recherche du sceau perdu…

Finalement regonflé, le Capitaine accompagne Tintin. Ils arrivent bientôt à l’étude de maître Harpagon Écrissenvol, notaire à Moulinsart.

– Mais, cher maître, qu’est-ce que c’est que cette mascarade, tonnerre de Brest ! Vous voilà déguisé en boucher-charcutier maintenant !? C’est donc Mardi-Gras ?

– Non, cher Capitaine, en fait, je ne suis plus notaire et comme mon vieil ami Hannibal Sanzo partait à la retraite, j’ai repris sa boucherie dans les locaux de l’étude depuis le 1er janvier dernier !

– Et mes sous, maître Écrissenvol, où sont mes sous ? Transformés en pâtés sans doute ?

– Pour savoir le sort de vos sous Capitaine, il faut que vous alliez en ville vous renseigner à l’hôtel des droits – c’est comme ça que ça s’appelle depuis la réforme… – vous verrez, mon ancien clerc en est devenu le patron depuis 3 semaines, il pourra peut-être vous en dire plus. Pour ma part, je travaille à découper les bêtes en morceau de viande et ça repose car elles sont moins pressées que les clients…

– Alors Capitaine, allons vite à l’hôtel des droits, c’est bientôt l’heure de fermeture des bureaux.

Arrivés à l’adresse indiquée par l’ancien notaire, Tintin et le Capitaine sont édifiés par l’allure de l’hôtel des droits : hôtesse d’accueil audiomicro greffé sur la tempe, ticket de queue, portillon de sécurité ; et Tintin de susurrer à l’oreille du capitaine :

– C’est étrange, nulle trace de panonceau, aucune effigie de la République… !

Mais l’hôtesse les sort de leur torpeur :

– Cabine 12 !

Les 2 amis pénètrent dans une salle minuscule : 2 chaises, un écran et un terminal de payement mentionnant « pour prépayer la consultation facturée 50 € ttc, insérez votre carte ». La manipulation terminée, un écran s’allume, un visage stylisé apparait avec une voix synthétique qui déclame : « objet de votre supplique : famille tapez 1, immobilier tapez 2, autres questions tapez 3 ». Ayant tapé 3, nos amis remplissent non sans hésitation le questionnaire sur l’écran tactile. Finalement le visage réapparait et explique :

– Depuis le 1er janvier, il n’y a plus de notaires ; tous les flux financiers planétaires supérieurs à 1.000 € sont contrôlés par une blockchain entre ordinateurs connectés qui renseignent les coordonnées du mouvement financier impulsé ; la transparence est totale ; le prix de vente revenant au sieur Archibald Haddock est entré dans le système mais échappe à la garantie de traçabilité car il est inférieur ou égal à 3.000 €.

– Comment ça inférieur à 3.000 €, moule à gaufre, paltoquet, iconoclaste ! Dans l’arithmétique qu’on m’a enseignée à l’école, 300.000 c’est supérieur à 3.000, tonnerre de Brest !

– Capitaine, rien ne sert de s’énerver, vous voyez que ce n’est qu’un écran qui s’est d’ailleurs éteint du fait de vos cris ; il faut repayer pour connaitre la suite…

45 secondes et 50 € plus tard, l’écran reprend :

– Pour corriger une erreur de saisie, il convient de contrepasser d’abord une écriture à partir de l’ordinateur qui a blockchainé le mouvement erroné ; contactez son utilisateur ; bonsoir monsieur !

– Capitaine, retournons voir maître Écrissenvol, notre seul espoir est de remettre la main sur son ancien ordinateur, afin que 3.000 € soit rectifié en 300.000 €.

En sortant, Tintin et le Capitaine rencontrent les Dupondt.

– Tintin, Capitaine quelle surprise !

– Je dirais même plus : Tintaine, Capisur, quelle tinprise !

– Chers amis, nous enquêtons sur la succession de notre propre père qui pose problème car sur les actes de naissance l’un a été inscrit avec un d et l’autre avec un t et la blockchain successorale refuse pour le coup de dire qu’on est 2 frères !

– … et qu’on hérite par 2 !

– Un écran vous a-t-il renseignés ?

– Un écran ??? Non, nous avons vu un jurisconsulte en chair et en os ; mais on ne sait pas qui c’est ; il a dit « pas de traces, 500 € en liquide, on ne se connait pas ».

– Capitaine, il se trame quelque chose : les sous disparaissent ; le notaire est boucher ; les sceaux se perdent ; les blockchains pullulent ; on paye en liquide… Prenez les Dupondt et retournez à la boucherie de maître Écrissenvol retrouver l’ordinateur d’où a été passée l’écriture funeste ; moi je vais accompagner Tournesol en Bavière car j’ai peur qu’il tombe dans un traquenard.

Le car raté !

Tintin rattrape le Professeur Tournesol à la gare routière où il s’apprête à embarquer pour La Bavière dans un car de la compagnie Ronron.

– Eh professeur, je vous accompagne !?

– Si j’ai un pagne ?! Tintin, en Bavière le climat commande de prendre un manteau en laine plutôt qu’un pagne ! Au fait, voudriez-vous m’accompagner ?

– Certainement professeur mais pas dans ce car…

En effet, alors qu’ils montaient les 3 marches du véhicule, au demeurant vide de passagers, Tintin reconnait sous les traits du chauffeur, Alan, l’homme de main de Rastopopoulos, l’infâme Alan Mc Ronron, aussi fourbe que brutal. Alors que le grognon Milou tient Alan en respect, Tintin, empoignant le Professeur, se précipite pour trouver un autre moyen de transport. Désespérant de dénicher un taxi, il avise un groupe de bikers désœuvrés et y traine Tournesol à la course.

– Messieurs, on ne trouve pas de taxi ici ?

Éclats de rire du groupe des bikers.

– NOUS sommes les taxis, jeune ami, revenus à l’état sauvage depuis qu’on a liquidé nos licences !

– Mais on n’a pas perdu l’envie de rouler vite et sans fin, s’esclaffe un autre.

– Pouvez-vous nous mener en Bavière ? C’est de la plus autre importance…

– C’est comme si c’était fait, mes seigneurs.

Et vroum, Tintin la houppe en bataille, Tournesol le chapeau arrimé par la canne et Milou qui se cache les oreilles vrombissent et pétaradent déjà vers la Bavière.

Le Bilderberg au Kehlsteinhaus

Tintin, Milou et Tournesol ont tôt fait de parvenir au nid d’aigle où se tient la réunion Bilderberg. Milou resté en faction, Tintin et Tournesol s’installent dans la salle de conférence secrète au moment où Rastapopoulos (que ses intimes appellent de son prénom Attali) entame son discours plein d’emphase. Éructant à la manière de Mussolini, il harangue son auditoire :

– Ô puissants amis, d’Amérique, de Russie, de Chine et d’ailleurs, le monde entier est entre nos mains ; arrivés au pouvoir par la force des médias ou de la conspiration, se jouant de la démocratie même, nous pouvons enfin proclamer le règne du Tout Financier. Rien ne nous échappe plus : même ces petites maisons, façon Monopoly, posées sur leurs parcelles bien découpées, que vous avez pu voir par le hublot peu avant l’atterrissage de vos avions ; sachez qu’à chaque vente la totalité du prix alimente désormais notre réseau, nos finances, notre pouvoir. Nous serons sous peu invincibles !

Les inquiétudes de Tintin se confirment. Il reconnait dans l’assistance béate l’américain Picsou Trump (homme d’affaires qui a pris le pouvoir sans avoir la majorité en voix), le russe Vladimir Putinovitch (qui s’y maintient par des espions, le gaz et la guerre), le chinois Ci Ji Glingling (qui, fidèle au communisme, thésaurise la richesse des autres). Et Rastapopoulos de reprendre :

– Même l’Europe va céder, l’arrogante Europe avec ses vieilles valeurs devenues breloques et pacotilles par l’effet du virus de la surconsommation. Nous inoculons le mal qui détruira le vieux continent au moyen des infos et divertissements qui ont été asservis pour nous servir de publicité ! 100% de publicité dans les médias, voilà notre force ! Nous manipulons à l’envie les Peuples ! Nous avons obtenu le Brexit de l’Angleterre ; mieux, nous allons installer Alan Mc Ronron à la tête de la France ; il a déjà hypnotisé les électeurs en débarrassant les Français de leurs propres vertus ! L’État, qui nous empêchait d’agir librement par son système de sceaux, s’est sabordé en abandonnant le contrôle des citoyens aux blockchains que nous contrôlons nous, puissants financeurs des technologies. Maiiiiis, respectueux du débat, j’avais invité l’illustre Professeur Tournesol qui devait vous en parler plus scientifiquement ; or un accident mal-à-propos nous prive malheureusement de sa présence…

À ce moment, Tintin comprend le danger et l’intention de Rastapopoulos d’éliminer tout obstacle à une mainmise technologique qui permettrait d’éradiquer toute initiative individuelle de la régulation sociale. D’ailleurs Alan, arrivant essoufflé à ce moment, se hisse sur l’estrade pour chuchoter à l’oreille de Rastapopoulos… Ce dernier fait alors verrouiller les portes et s’exclame :

– Un traitre est parmi nous !

Cependant Tintin, s’inquiétant des issues possibles, reconnait son voisin qui n’est autre que le Général Alcazar. Ce dernier, sentant que les plans de Rastapopoulos le priveraient à jamais du pouvoir au San Théodoros, offre d’aider Tintin à sortir de la salle…

– Vous ici Général… !?

– Chut Tintin, je me suis inscrit à cette conférence sous le pseudonyme de Manuel Vallosa ; j’ai sur moi un 6-35 et un 49-3 bien chargés ; le Professeur et vous-même, suivez-moi, je vais vous ex-filtrer.

Une fois dehors et grâce à Milou qui attendait fidèlement et en remonte vite la trace, le petit groupe parvient à rejoindre les bikers qui stationnent sans droit au nez et à la barbe des services d’ordre.

– Général, je ne vous remercierai jamais assez.

– Non non Tintin, ne me remerciez pas, c’est moi qui vous étais redevable. J’ai compris trop tard que j’avais été manipulé par le réseau de Rastapopoulos en prenant cette anguille d’Alan Mc Ronron dans mon gouvernement du temps où j’étais au pouvoir. Que puis-je faire pour vous aider ?

– Avec vos hommes, prenez d’assaut la station de télévision et diffusez à 20 h et sur toutes les chaines ce message que je vous griffonne. Pendant ce temps, je remmène Tournesol à Moulinsart où il sera plus en sécurité.

La République de Moulinsart

De retour à Moulinsart, Tintin et le Professeur Tournesol sont stupéfaits de trouver le Capitaine tout joyeux dégustant son Loch Lomond avec nombre d’habitants du village. On reconnait le boucher Sanzo, le notaire Écrissenvol, les fins-limiers Dupond et Dupont ainsi que le courtier Séraphin Lampion.

– Bonsoir Capitaine ! Mais, pourquoi tant de liesse !

– Tintin ! Tryphon ! Venez vite trinquer avec nous, que je vous explique ! Nestor ajoutez 2 verres, une bouteille d’eau de source pour Tintin et une gamelle pour Milou…

– Ouaf ouaf !

– Quand vous êtes parti, Tintin, rejoindre Tournesol, nous sommes rentrés avec les Dupondt pour retrouver maître Écrissenvol et surtout son ordinateur. Peine perdue, il avait jeté tout son matériel… Pour soulager ma rage, il a appelé son ancien assureur Séraphin Lampion. Et bonne nouvelle : ce dernier assurait les notaires et à leur disparition il y a 3 semaines, il a rassemblé tout son capital pour fonder sa propre compagnie : Lampion Séraphin Néo-sécure (LSN). Ses affaires démarrent en trombe car il assure les défaillances des blockchains. Il n’a pas hésité : mon prix de vente étant perdu dans les méandres des réseaux, il m’a indemnisé au centime près (car pour les sinistrés de bonne foi il n’y a pas de franchise chez LSN…). Je vais pouvoir rembourser Tryphon !!

– Oui Capitaine, mais Moulinsart, votre chateau, vous allez devoir l’abandonner d’ici peu puisqu’il est vendu !

– Vendu oui, mais à la Commune de Moulinsart qui m’avait accordé le droit d’y rester habiter toute ma vie ! Moi, je l’avais oublié mais le notaire avait pensé à l’indiquer dans l’acte.

– Formidable Capitaine, le notaire est là pour penser à tout ; dommage que Rastapopoulos soit en train de supprimer une telle profession si utile aux gens, on les regrettera !

– Sans doute, mais pas ici, Tintin, car j’ai des nouvelles extraordinaires à vous apprendre ! Les habitants de Moulinsart, alertés par mes hurlements, scandalisés à l’idée de perdre leurs titre de propriété et la sécurité des prix de vente, énervés de ne plus avoir ni taxis ni coiffeurs alors que jeux et alcool se débitent librement, ont déclaré l’indépendance de la Commune de Moulinsart !!! Ils sont allés sortir de sa retraite l’ancien boucher Hannibal Sanzo et nous l’avons élu principat de la Commune avec obligation de reprendre son métier de boucher. Maître Écrissenvol, admettant volontiers que sa propre viande n’était pas aussi bonne a, quant à lui, repris ses anciennes fonctions de notaire ; un sceau tout neuf lui a été attribué pour faire régner la paix civile dans les rapports privés au nom de… la République de Moulinsart !

– Je n’en crois pas mes oreilles Capitaine ! Un nouvel État vient de naître où la concorde peut régner. Mais les forces de l’ordre ne risquent-elles pas de balayer rapidement cet îlot d’indépendance !?

– Non, ne soyez pas inquiet Tintin ! D’abord la caserne est avec nous ; et puis, de nos jours, la seule force considérée par le Pouvoir, c’est la communication, les médias. Pour éviter que l’indépendance de Moulinsart ne fasse tache d’huile, les autorités n’ont fait qu’une chose qu’elles croient terriblement efficace : nous couper internet ! Certes on ne peut plus communiquer mais, grâce au génie du Professeur Tournesol, nous allons pouvoir bâtir notre propre réseau !!!

– Et la télévision, on la reçoit toujours ?

– Bien sûr, « ils » sont trop contents de nous servir encore 24 heures sur 24 leur propagande publicitaire ; d’ailleurs, le principat Sanzo a l’intention d’en restreindre l’utilisation proportionnellement à la durée d’enseignement reçu par l’auditeur dans la même journée !

– Formidable Capitaine ; hé bien j’ai peut-être moi aussi une heureuse surprise pour vous, il est presque 20 heures, allumons le poste !

Et à 20 heures piles, les ondes se brouillent un instant puis apparait le visage du Général Alcazar qui s’exprime ainsi :

– Moi, Général Alcazar, infatigable combattant de la liberté, j’ai l’honneur de vous lire un message de Tintin adressé aux Peuples de l’Europe : « Même si les soi-disant grandes puissances ont cédé aux mirages de la finance que ses esclaves Attali Rastapopoulos et Alan Mc Ronron ont réussi à leur insuffler, vous – Peuples de la Vieille Europe – ne devez pas désespérer ni abandonner la quête des saintes valeurs pour lesquelles nous luttons depuis 3000 ans ! Ne cédons pas à la perversion du tout financier et technologique ! Repoussons aussi les réflexes d’exclusion et de violence que des partis extrémistes ou des religieux intégristes nous vendent comme solution-miracle pour combattre ces périls. Pour nous en sortir, il faut redonner pouvoir à ce qui a toujours fait nos succès : l’esprit d’analyse, la révolte de l’individu contre l’obscurantisme, la légitimité du seul pouvoir démocratique, l’organisation sociale réglée par un droit bien écrit, l’entente entre les peuples, le sens du progrès pour le plus grand nombre. L’Europe et la diversité de ses cultures sont et seront toujours le phare du monde ».

Toute la troupe, assemblée dans le grand salon de Moulinsart, applaudit chaleureusement, y compris Tintin. Jusqu’à ce que Milou, présageant un évènement funeste, se mit à hurler à la mort ! Et de fait, la divine Bianca Castafiore, invitée par le Capitaine dans un moment d’enthousiaste mal contrôlé, surgit en haut de l’escalier de marbre et s’écria d’une voix qui effraya toute l’assistance sauf Tournesol :

– En l’honneurrrrr de l’indépendance de Moulinsart, je vais vous interrrrprêter l’hymne que nous venons d’écrirrrrrre avec mon fidèle pianiste Igorrrrrrrr Wagner !

Après quelques instants et une telle journée d’épreuves, chacun retrouva sa sérénité. Et la vie de la Commune de Moulinsart put prospérer dans la quiétude et l’allégresse.

Étienne Dubuisson, notaire à Brantôme (Dordogne)