Me Benoit Renaud, 1er vice-président du CSN, revient pour Notariat 2000 sur les États généraux de janvier dernier et le PNF (Projet des Notaires de France) 2020.

 

Notariat 2000 : Quel a été votre sentiment après le Zénith ?

Benoit Renaud : C’est un sentiment mitigé. De la fierté tout d’abord devant la forte mobilisation de mes confrères (plus de 80 % ont répondu à l’appel de la profession), mais aussi le regret qu’il n’y ait pas eu davantage de retombées dans la presse…

 

Notariat 2000 : Que diriez-vous à ceux qui ont regretté l’absence des collaborateurs ?

Benoit Renaud : Nous voulions insister lors de cette manifestation sur le lien entre le notaire en sa qualité de délégataire de l’autorité publique et l’État. Notre objectif était de démontrer l’utilité et l’universalité de la profession, mais aussi de témoigner de sa capacité à innover avec le Projet des Notaires de France. Bien évidemment, tous les collaborateurs auront leur place dans ce projet horizon 2020…

 

Notariat 2000 : Si vous deviez résumer le PNF 2020 en quelques mots, que diriez-vous ?

Benoit Renaud : Que c’est une démarche volontaire pour faire avancer, avec les bons aiguillages, le notariat et ses 9 000 wagons ! Le PNF n’est ni le plan d’un président, ni celui d’un bureau, mais bien le projet de l’ensemble de la profession. Pendant plusieurs mois, nous avons rencontré 1200 élus et ramené 350 propositions. Il en est ressorti 14 axes de développements. Cela va générer des allers-retours entre le CSN et « la base » qui va s’approprier nos propositions, les modifier et les amender. Elles seront ensuite testées dans des études pilotes avant d’être déployées sur le terrain. Le premier « radar » sera un outil d’aide au pilotage de l’office.

 

Notariat 2000 : Comment imaginez-vous le notaire en 2020 ?

Benoit Renaud : Ce sera certainement une femme. Elle exercera en SEL. La spécialisation devrait être plus forte, car il sera de plus en plus difficile d’être un notaire « omniscience »…