À quelques jours du grand rendez-vous de Strasbourg, enquête express sur ces congrès qui rythment nos saisons et sur tout ce qui vous y attire. Et si les congressistes avaient parfois des raisons que la raison ignore ?

 

Assistez-vous aux congrès ? -> OUI : 73%

73% des notaires interrogés assistent aux congrès. Certains sont des inconditionnels, d’autres y vont de temps en temps, en fonction de leur disponibilité, du thème ou du lieu. Et quelques-uns se décident sur le tard. C’est le cas de Me Humbert dont le Congrès de Strasbourg sera le premier en 25 ans de notariat. Les congrès les plus fréquentés sont ceux organisés par le Conseil supérieur. Le Mouvement Jeune Notariat (en moyenne 300 congressistes) tire également son épingle du jeu. Le fait que ses congrès se déroulent dans des lieux sympathiques et affichent un esprit convivial joue en sa faveur, même si cela lui vaut parfois d’être qualifié de « club Med’ du notariat ». Son rythme annuel, dans un créneau régulier (à la fin de l’automne), est sans nul doute un autre vecteur de réussite. Le Syndicat des notaires décroche, quant à lui, un petit 4%, ce qui n’est pas si mal lorsqu’on sait que l’UGNF-SNN n’a pas organisé de congrès depuis avril 2004 (Congrès d’Antibes) et que sa dernière journée thématique remonte à mars 2005 (« Le statut du notaire salarié »). Un vide que l’on ne peut que déplorer, les travaux du Syndicat étant toujours d’excellents niveaux…Saluons enfin l’excellente percée du congrès européen dont la première édition s’est déroulée en novembre 2005 à Rome, sous la présidence de Claude Jaquet, notaire à Paris, et la vitalité de l’Assemblée de liaison, citée spontanément par 3% de notre panel.

 

Les raisons de votre participation au congrès national ?

La qualité des travaux et la pertinence des thèmes sont unanimement reconnues par les notaires interrogés, c’est la raison essentielle de leur participation aux congrès. Ils y voient une source d’information (85%) et de formation (46%). Pour 83% de notre panel, les congrès nationaux sont également l’occasion de rencontrer des confrères et des fournisseurs. La proximité du lieu et son attrait touristique sont pris en considération par 29% des notaires interrogés.

À noter : Parmi ceux qui n’assistent pas aux congrès, un peu moins de la moitié (41%) évoque le manque de temps. Enfin, quelques-uns déplorent les coûts d’inscription. Toutefois, si 17% estiment que le montant de l’inscription au congrès national est trop élevé, ils sont 57% à le trouver satisfaisant, voire très satisfaisant.

 

Pour des congrès plus politiques ? -> NON : 71%

La majorité de notre panel n’est pas favorable à une orientation plus politique. « Nous sommes des juristes, pas des politiciens » écrit Guy Bannay (Savoie), « le thème doit rester professionnel » poursuit Vincent Cavalié (Hérault). « La neutralité du notariat doit demeurer » renchérit Philippe Saget (Manche), qui nous fait part, toutefois, d’une impression de redite dans le choix des thèmes. En Haute-Marne, Philippe Gillet appelle de ses vœux un congrès sur un thème relatif au monde rural (l’entreprise agricole, les baux ruraux…) tandis qu’un de ses confrères de l’Ain aimerait que soient abordés des sujets internes à la profession comme le management ou la gestion de l’office. Une petite minorité (19%) verrait d’un assez bon œil une orientation plus « politique ». Toutefois, pour Gabriel Nallet (Hérault), ce sont surtout des sujets « plus citoyens » qui doivent être abordés, à l’instar de celui retenu, cette année, à Strasbourg, par Jacques Combret (« Les personnes vulnérables »). « Le thème de ce congrès est excellent. Le notariat doit innover et partager ses compétences au service de tous » écrit-il. L’avenir de la profession, le notaire chef d’entreprise, la défense du consommateur, le notariat face aux lawyers ou encore face à son environnement européen sont autant de sujets, parfois abordés lors de précédents congrès (du MJN notamment) ou lors des dernières sessions de l’Assemblée de Liaison, sur lesquels les notaires interrogés aimeraient voir mener une réflexion… Seront-ils entendus ?