Récemment, un ami restaurateur me confiait trouver de nouvelles idées dans d’anciens grimoires de cuisine. La relecture des anciens lui permettait de retrouver son inspiration. Voulant suivre son exemple, j’ai feuilleté des recueils des 18 et 19e siècles, sans rien trouver sur la GP. Nos anciens ne conseillaient-ils pas leurs clients ? Je me suis donc reporté aux années 80, moins lointaines, pour trouver, enfin, le terme de “conseil en GP”…

 

J’ai fréquenté, avec d’autres, le D.E.S.S. de Gestion de Patrimoine à la fac à Clermont, sous la direction du Doyen Aulagnier. Il a su nous transmettre le virus. Nous parlions de produits défiscalisés, d’optimisation fiscale, d’abus de droit, de démembrement et de calcul d’usufruit civil. Nous avons connu de belles années avec les droits d’entrée confortables, la récurrence, les produits défiscalisés, vocabulaire que les initiés comprendront. La charte de gestion de patrimoine organisa notre joyeuse bande. Nous fûmes arrêtés dans notre élan par l’interdiction de recevoir des commissionnements extérieurs. Ce fut une bonne décision qui a évité des dérives, mais qui a été frustrante pour les nombreux confrères impliqués et raisonnables. Certes, nous travaillons toujours avec Unofi, mais comment développer ?

 

JPG - 18.4 koActuellement, nos clients nous sollicitent beaucoup, essentiellement dans deux directions : la réduction des coûts fiscaux et la protection du patrimoine. Nous avons donc, depuis un an, redémarré notre service gestion de patrimoine par des consultations écrites et rémunérées. Nous revenons de plus en plus au conseil juridique et fiscal. Il est notamment lié à l’assurance-vie (même pour des patrimoines modestes). Nous nous mêlons beaucoup moins des produits financiers et nous restons sur notre territoire du conseil familial. Il y a un vivier intéressant et une demande certaine. Et puis, nous progressons dans notre technique professionnelle et dans l’écoute du client. Nous aurons, dans les prochaines années, plus de temps à consacrer à cette matière pour la plus grande satisfaction de nos clients. La profession, qui semble avoir abandonné cette voie, pourrait, dans une perspective de développement, y réfléchir. Il est temps de se remettre à la “gestion de pat’’” comme disent les jeunes !