J’ai fait un rêve…

 

Des termites en grand nombre s’attaquaient aux fondations du notariat. Les espèces étaient variées et spécialisées.

Elles s’appelaient “avocats”, “sollicitors”, “experts-comptables”, “gauchistes”, “agents immobiliers”, “banques”, “assureurs”, mais leur reine dodue et machiavélique avait pour nom “BRUXELLES”.

L’attaque par les termites répandait dans le monde notarial européen une langueur que les psychiatres avaient classée dans une catégorie spéciale de maladie mentale : la bruxellose. Heureusement, tous les notaires n’étaient pas frappés par cette maladie. Le QG de la profession ne se contentait pas de se retrancher derrière une ligne Maginot, contournable comme cela avait été démontré il y a quelques décennies.

Ses chercheurs et savants avaient mis au point divers insecticides, adaptés à chaque catégorie d’insectes prédateurs :

• la démarche qualité en spray ;

• Le kit « opération jeunes » à répandre sans retenue ;

• Le réseau REAL à tisser lentement ;

• L’opération Mnémosyne à utiliser en poudre ;

• Le lobbying pour contre-attaquer au cœur de la termitière…

Le clou de l’opération insecticide était la commande officielle d’une tapisserie pour décorer l’entrée de la Maison des notaires. Il s’agissait d’une allégorie où le notariat, représenté comme la République guidant le peuple de Delacroix, c’est-à-dire par une femme notaire aux seins nus, tenant de son bras droit levé un panonceau et de sa main gauche une bombe insecticide, écrasait, en la franchissant, une barricade de cloportes et autres insectes nuisibles.

 

Et puis je me suis réveillé…