Le sujet n’avait pas été traité depuis 1986 et encore sous l’angle des garanties (congrès de Nice). 25 ans plus tard, Henri Brugerolle (Paris) a choisi de faire du financement le thème du 107e congrès des notaires de France. Le lever de rideau aura lieu, à Cannes, le 5 juin.

 

 

Le scénario : On l’aura compris, c’est le financement, dans tous ses états, qui sera au cœur de l’action, avec arrêt sur image sur “les moyens de ses projets” et “la maîtrise des risques”. Une “saga” en 4 épisodes, ce qui permettra d’égrener, à chaque phase de la vie, les besoins de financements des particuliers et des entreprises. Débuter (1ere commission), entreprendre (2e commission), développer (3e commission) et valoriser (4e commission) seront donc les maîtres mots de cette 107e édition, l’objectif étant, à chaque fois, de sécuriser durablement toute opération de financement. La démarche du réalisateur : Montrer que le notaire est en matière de financement ce que le sucre est dans le lait chaud ! Le droit est une des composantes du financement. Le notaire est “dans le conseil désintéressé” ; il va au-delà du simple calcul financier et du “combien ça coûte”. Pour Henri Brugerolle, toutefois, pas question de “réinventer l’eau chaude” : à Cannes, il s’agira de dépoussiérer l’existant en remettant sur le devant de la scène des solutions souvent délaissées, voire ignorées du public et des professionnels. Les acteurs : Un casting sur mesure, emmené par Olivier Herrnberger (Issy-les-Moulineaux), rapporteur général. À ses côtés, Yves Delecraz (Lyon), Marc Chetaille (Saint-Étienne), Éric Cevaer (Cap-d’Ail), Pierre-Emmanuel Perrot (Courbevoie), Frédéric Martin (Paris), Béatrice Gérard Godard (Metz), Lionel Galliez (Mussidan) et Florence Pouzenc (Cherbourg-Octeville). Et en “guest star”, Laurent Leveneur, professeur à l’Université Panthéon-Assas qui fera la synthèse des travaux.

 

Les séquences fortes : chaque commission formulera 4 propositions. Il pourrait être question de faire évoluer le statut de l’EIRL, de revisiter le viager et d’élargir le prêt viager hypothécaire. La fiducie, peu utilisée en France, devrait également s’inviter dans les débats. En matière de surendettement, l’équipe s’interrogera enfin sur la pertinence de mettre en place un “fichier positif” (fichier des endettements et accidents bancaires), notamment pour les personnes pratiquant un crédit hypothécaire…

 

Les bonnes raisons d’aller à Cannes : Avec un tel scénario et de tels acteurs, l’édition 2011 devrait obtenir une excellente place au box-office. S’en priver serait dommage !