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Notre rédacteur Jean-Claude Bigot a de saines lectures. Outre Notariat 2000, il lit la presse de toutes les chapelles et n’hésite pas à jeter des pavés dans toutes les mares, fussent-elles amicales. Ce mois-ci, il revient sur l’intervention du Doyen Aulagnier au Congrès MJN 2011 et sur l’initiative originale de Pierre Redoutey, avocat à Tournus.

 

Quand la G.P. manque à l’appel

MJN a consacré une bonne partie de son dernier numéro de l’année 2011 à son Congrès d’Istanbul qui, de l’avis quasi unanime, est un bon cru. Juste un tout petit bémol : l’intervention, pourtant brillante et fort remarquée, du doyen Aulagnier n’y occupe que quelques petites lignes. Cette portion, si congrue, impliquerait-elle le désintérêt du Mouvement à l’égard du si crucial sujet patrimonial, si délaissé en haut lieu ? Unofi, épine dorsale notariale de cette matière, y est aussi étrangement absente ! Et pourtant, l’investissement unanime et concurrentiel que nous subissons de toute part dans le domaine des transmissions et successions, socle de nos clients, devrait nous alerter tous et chacun, car sans la pratique quotidienne d’audits patrimoniaux, nous perdrons peu à peu cette activité, pourtant traditionnelle, démarchée à tout va !

 

Juste prix ?

Intéressante initiative avec résultats inattendus. Depuis 3 ans, Pierre Redoutey, avocat à Tournus, a changé son fusil d’épaule. D’une classique rémunération horaire, il propose à son “futur et nouveau” client de payer ce qu’il estime être le “juste prix” d’un service rendu, c’est-à-dire de payer “ce qu’il souhaite”. Autrement dit, “payez ce que vous pensez que cela vaut” et, parfois, “payez ce que vous pouvez”. Résultats : il ne fait plus que ce qu’il aime, il gagne autant (ni plus, ni moins qu’avant), il ne fait que de la consultation et du contrat rédigé ! Les rémunérations trop faibles sont peu nombreuses et sont compensées par celles qui sont excessives. Et le potentiel d’acquisitions de nouveaux clients est fort. Ne nous privons pas de rêver de temps en temps…