La “grande presse” a publié les revenus moyens des 173 000 professionnels libéraux. Les notaires arrivent dans les premiers avec 229 700 euros. Les avocats loin derrière avec 61 000. À titre comparatif, les salaires moyens vont de 51 000 pour les cadres à 17 000 pour les employés ou ouvriers. Il est d’autant plus dommageable de laisser croire que le notaire français dispose d’un revenu net moyen avoisinant 20 000 euros par mois, que cette moyenne, même arithmétiquement exacte, n’a aucune signification réelle ! Une certaine transparence, loin de nous nuire, nous serait tellement plus profitable, pour le bien public de notre profession mise toute entière dans un “gros sac de sous”. Par exemple, en publiant nous-mêmes des statistiques moyennes par tranches de 100 ou 200 notaires, des plus gros aux plus petits revenus, en passant par les 100 ou 200 notaires “médians”, ce qui serait alors bien plus compréhensible. Pour atténuer les sinusoïdes, on pourrait prendre une moyenne sur 5 ans. Du même coup, les sites nécessitant une présence notariale accrue se désigneraient d’eux-mêmes. Pas besoin de déchaîner les contorsions de chiffres pour prouver que “tout va bien, pas besoin de créer !”. Il suffirait de prendre les mesures incitatives nécessaires pour les offices dont les titulaires dégagent un revenu net moyen sur 5 ans d’un montant déterminé ! Mais ce serait bien trop simple pour tout le monde, y compris pour la Chancellerie. Le seuil des 10 000 notaires, promis depuis longtemps, pourrait être atteint plus tôt que prévu, voire dépassé…