JPG - 18.5 ko

De retour de l’Université du Notariat, Marianne, notre jeune notaire assistant, mène une réflexion sur la formation continue.

 

Début septembre, j’ai eu la joie de me retrouver, de nouveau, sur les bancs de l’Université du Notariat. Ce grand rendez-vous de la formation notariale avait lieu à Lyon. Qu’en dire ? Les séminaires étaient tous plus intéressants les uns que les autres, l’organisation était sans faille (à part peut-être un bémol pour l’éloignement entre le site d’hébergement et la Cité des Congrès) et l’encadrement souriant… Personnellement, j’y ai trouvé ce que j’étais venue y chercher : des réponses à mes questions, un approfondissement de mes connaissances et, même, la découverte de nouveautés à côté desquelles j’étais passée ! Mais plus généralement, que faut-il penser de notre formation continue ?

 

Utile, nécessaire…

Notre formation continue est aussi abondante sur les thèmes proposés que fréquente en termes de sessions. Elle est de grande qualité. Et je ne suis pas la seule à le dire ! Lors d’une conférence sur le droit comparé à laquelle j’ai récemment assisté, un notaire québécois a insisté sur le fait que “sa” profession “avait tout à apprendre de la nôtre”. Il a particulièrement appuyé sur “l’excellence de notre formation” et a chaleureusement félicité la Chambre de Paris d’avoir organisé une telle conférence, chose qui ne se ferait pas chez eux. Quelle fierté pour l’assistance, qui a immédiatement applaudi !

 

…et indispensable !

La formation continue est obligatoire. C’est aussi un devoir que nous avons. Notre compétence et notre efficacité dans l’assistance juridique de nos clients est conditionnée par nos connaissances et donc par… notre formation continue ! Elle nous permet de remplir ainsi notre mission de service public (essence même de notre métier) et de mieux servir nos concitoyens en répondant à toutes leurs attentes. “L’information juridique est largement méconnue, et de ce fait elle est peu et mal utilisée” constatait récemment un juriste d’entreprise qui vient de développer, sur internet, “un service dont l’objet (lui) paraît socialement indispensable, puisqu’il s’agit de rendre l’information juridique accessible à tous”. Mais n’est-ce pas là la mission du notaire ? Quid des consultations gratuites à l’étude, à la Chambre ou lors des rencontres notariales ? Attention, danger : nous devons faire savoir que le notaire est un “accès libre” et facile pour des conseils juridiques, pour l’analyse des situations de tout un chacun, continuer à nous former, occuper le terrain… ou nos amis les avocats et juristes d’entreprises pourraient être tentés d’occuper la place  !