En face de chez moi, le 26 mars 44, de jeunes résistants ont payé de leur vie pour sauver la France. Et j’ai honte, tout à coup, en pensant à la réaction qu’ils auraient en voyant nos gouvernants (Macron en premier lieu) :
– Faire passer une loi en force sans délibération du Parlement ;
– Envoyer la PJ et le procureur pour intimider un notaire corse qui manifeste justement sa liberté d’opinion ;
– Livrer la France à la puissance du moment… Oh, les intentions sont toujours louables : éviter demain des sanctions judiciaires contre la France face au traité Tafta. Mais, quand la méthode pour sauver la France, c’est la liquider… Oh, il n’y a pas de sang en jeu. Celui qui coule dans les veines, non. Mais celui qui permet de vivre, si. Le projet Macron, ce sera pour les professions réglementées 10 à 15 000 licenciements. Et non pas du fait d’une seule entreprise liquidée dans un coin unique en France ! Ce sera des licenciements dans 10 000 entreprises partout en France, dans chaque coin des villes et des campagnes. Bon voyage à travers la France, M. Macron ! “Le sang” que vous aurez sur les mains, chaque village, chaque quartier de France vous le rappellera par un monuments aux licenciés 2014-2018.
 
Et pourtant, on aimerait bien réformer le pays pour moderniser la France. J’ai personnellement remis à ma députée locale et socialiste (Colette Langlade) un projet pour une réforme satisfaisant vos objectifs, mais sauvegardant le travail des personnes qui travaillent et le développant pour les autres. Mais c’était avant ! Avant que votre 49-3 n’ait dissout ma naïveté et révélé que votre concertation, c’était un simulacre. C’est très Pétain, M. Macron ! Des réformes qui rendent la France plus dynamique : nous, on dit oui, c’est vous qui faites non !

On n’est pas obstinément contre la finance non plus. On est contre celle qui se place au-dessus de l’humain, celle qui mène Jérôme Kerviel en taule, celle qui mène les traders au dégoût d’eux-mêmes à 40 ans quand ils découvrent avoir siphonné la richesse de ceux qui travaillent pour survivre et qui se soignent dans l’humanitaire ou en se soûlant au pouvoir de leur pognon sans limite. Bref, contre cette finance qui tue. C’est celle qui vous a nourri, c’est celle qui vous pourrit. Il n’y a personne pour vous le dire autour de vous. Un essaim compact de mouches avides de lécher votre miel vous sert de miroir magique. Mais, sachez qu’il y aura toujours des résistants et qu’au final, c’est toujours eux qui gagnent !

Étienne Dubuisson (je ne me cache pas derrière un pseudo).