La création du fonds viager Certivia, sous l’égide de la CDC, avait été accueillie avec intérêt par les vendeurs, le notariat, les médias. Il offrait, pour une partie du marché du viager, une alternative aux classiques relations entre particuliers. Nombreux avaient cependant été étonnés du choix par la CDC de Renée Costes Viager comme apporteur de biens à Certivia. Si le dynamisme de cette société était certes reconnu, ses méthodes et sa connaissance du viager semblaient aux yeux de certains soulever quelques critiques. Il semblerait aujourd’hui que ces craintes initiales soient justifiées…

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On assiste à un conflit ouvert entre associés. Se déclarant victime de violences physiques de la part de ses deux autres associés, l’associé fondateur de Renée Costes a porté plainte. Il se plaint aussi d’être accusé d’un vol imaginaire, d’avoir été chassé du siège social et de ne plus percevoir les loyers du siège social dont il est possède les murs. Ambiance pour cette collaboration avec la CDC et les actionnaires du fond Certivia ! Sans compter les conséquences pour les vendeurs qui comptaient sur cette structure pour trouver un acquéreur de leurs biens…

Aux dires de bons connaisseurs du viager, les premières propositions financières faites aux vendeurs apparaissent difficilement acceptables, pouvant même entraîner la nullité des actes pour absence d’aléa. De même, les déclarations de transparence dans l’approche des vendeurs et de la détermination du prix semblent loin d’être respectées.

Par ailleurs, la société Renée Costes viager n’hésite pas à mentionner sur son site ses relations avec le notariat comme si ce dernier cautionnait ses opérations. Elle a même créé un “espace notaire ” que l’on peut consulter (http://notaires.certivia.fr/) si l’on veut juger par soi-même.

Enfin, cerise sur le gâteau, elle se propose d’engager un assistant juridique en contrat d’apprentissage ou en stage à partir de septembre prochain, avec une rémunération mensuelle de 436 € (minimum) + tickets restaurant.

Cette opération aura également constitué un acte de concurrence déloyale à l’égard de tous les intervenants traditionnels pour ces opérations viagères. En effet, la société René Costes viager, par une communication efficace, aura pu se constituer un fichier des vendeurs qui n’entraient pas dans le périmètre d’acquisition défini par la CDC. Rien ne l’empêchera de proposer à ses clients des conditions financières plus attrayantes que celles acceptées par Certivia !

Il sera intéressant de connaître la réaction de la CDC, de Certivia, de ses actionnaires, et du CSN pour cette triste histoire. A la CDC de justifier maintenant son choix, à la suite de son appel d’offre… Qu’en pensent nos lecteurs ?