La traduction française de “The Second Machine Age”, le livre événement coécrit par Andrew McAfee et Erik Brynjolfsson, n’est pas encore sortie (il faut patienter jusqu’en août !), mais déjà on ne parle que de ça ! Pour les auteurs, les nouvelles technologies sont la meilleure nouvelle pour le monde depuis longtemps… à condition de savoir saisir sa chance et de prendre le bon tournant !

Dans un entretien accordé aux Échos (édition du 3 juillet), Andrew McAfee confirme que, selon lui, nous sommes entrés dans le deuxième âge de la machine. Cette “nouvelle phase” a débuté en 2010, avec l’annonce de la Google Car ; elle succède à celle de “la mécanisation”. “Le deuxième âge de la machine a démarré quand les technologies ont commencé à faire des choses totalement inédites (…) que personne n’avait prévues, explique l’auteur. Je veux parler des systèmes actuels de reconnaissance, de la capacité de comprendre le langage et de répondre aux questions et ensuite de présenter les réponses par écrit comme le ferait un humain, de fabriquer une voiture totalement autonome. Je viens même de lire qu’un nouveau système était capable de réussir les tests de QI mieux qu’un diplômé moyen de l’université“. Pour McAfee, les conséquences seront encore plus spectaculaires que celles de la révolution industrielle !!! “Certains métiers de la connaissance sont déjà impactés, comme les guichetiers des banques. Malgré les distributeurs automatiques et l’automatisation des tâches, cette profession se développait plus vite que les autres il y a encore cinq ans. Ce n’est plus vrai aujourd’hui, et les nouvelles technologies expliquent en grande partie cette tendance“. Pour faire face à cette révolution technique, il va donc falloir s’adapter. Innover. Être imaginatif. C’est aussi une chance pour le monde de demain. Et l’auteur d’expliquer : “Les technologies ne sont pas magiques, elles ne vont pas tout d’un coup rendre merveilleuse la vie de to16190_1425636531063702_4773431697813007536_nut le monde (…), Ce n’est qu’en investissant dans l’éducation, en renforçant notre couverture sociale, en adaptant nos lois que nous tirerons le meilleur parti du progrès technologique“. Dans un tel contexte, le notaire, facteur de paix sociale, a une magnifique carte à jouer… à condition de ne pas devenir “des tamponneurs de papier” ou des “notadrive”, mais de rester des professionnels de la sécurité juridique. Des professionnels qui, par leur écoute, leur conseil et leur qualités juridiques, savent rédiger des contrats garantissant à chacun l’équilibre et la sécurité à laquelle la société est attachée.

Valérie Ayala