Souvenez-vous… Dans notre numéro de décembre-janvier, MLK rêvait que le ” Notariat-Paquebot “, construit par les Chantiers Syndicaux Navals (CSN en abrégé), voguait à toute vapeur sur l’océan en direction du nouveau monde avant de heurter un iceberg et de sombrer lentement (lire page 8 n° 462). Rémy BALLAND, notaire à Chalon-sur-Saône (71) et rapporteur général de la prochaine session de l’Assemblée de liaison, a imaginé, avec beaucoup d’humour, une autre suite à l’histoire…

 

“(…) La sirène d’alarme se mit soudain à sonner. Aussitôt, les notaires de France, à quelques exceptions qui ne surprirent personne (ceux qui avaient toujours été des francs-tireurs, des ” rien que pour le fric “) réagirent, comme ils l’avaient toujours fait dans leur Histoire, SOLIDAIREMENT. Le Comité Stratégique du Notariat (CSN en abrégé) succéda sans heurt au Conseil supérieur, à l’appel de tous ceux qui s’étaient toujours dévoués à la profession. Et ils étaient nombreux : membres du CSN, délégués au CSN, membres de l’Assemblée de Liaison, ceux des Commissions, ceux des Congrès, ceux des Instituts, les membres des Chambres, des Conseils régionaux, ceux de Jeune Notariat, du Syndicat, ceux des Instituts et Centres de formation, ceux des Centres de recherche, ceux d’Unofi, les nombreux représentants des 50.000 collaborateurs du Notariat… et ceux, bien sûr, de Notariat 2000 et autres courageux de Pompadour. Tous, derrière ce Comité Stratégique du Notariat, firent corps, colmatèrent les fuites et remirent en marche l’Entreprise à laquelle ils étaient tant attachés, LE NOTARIAT. Ceux qui avaient quitté le paquebot sur les rares canots de sauvetage (sans oublier les bijoux, diable !) plongèrent dans la Grande Profession du Droit, comme des poissons dans l’eau. Et tous ceux qui continuèrent à se dévouer, par passion pour la profession, y compris ceux de Notariat 2000, furent heureux de se retrouver le plus souvent possible autour des buffets (avec ceux qui se dévouaient moins), fiers d’essaimer dans le monde qui se cherche. Ils ne dormaient pas. “