À chacun son rôle : c’est au Conseil Supérieur du notariat qu’il appartient de gouverner et de représenter l’ensemble de la profession, c’est à lui que revient le devoir de guider les notaires et de mettre en ouvre une stratégie d’adaptation du notariat aux enjeux de demain. A côté du CSN, d’autres structures jouent un rôle utile d’accompagnement : c’est le cas de l’Assemblée de liaison, qui permet à la base de s’exprimer et aux autorités de s’expliquer. Le notariat étant riche de sa diversité, nous serions coupables de ne pas évoquer les structures volontaires, et en premier lieu le Syndicat National des Notaires, à qui est dévolue une mission de syndicat patronal, et donc de défense des intérêts des notaires dans leur statut de “patron”. Autre structure volontaire reconnue : le Mouvement Jeune Notariat, dont l’objectif a toujours été d’agiter des idées, avec une noble ambition, celle de développer le rôle économique et social du notariat.

 

Reste Notariat 2000 ! Ni institution, ni syndicat, ni mouvement, simplement une revue qui se veut un espace de liberté pour faciliter ce choc des idées qui fonde les démarches de progrès. Pendant longtemps, ce rôle d’enfant terrible de la profession fut réservé à Jeune Notariat, dans l’esprit de son fondateur. En quittant l’animation du Mouvement, il crée, pour garder sa liberté d’expression, la revue Notariat 2000. Nous tentons de poursuivre sur cette voie qui n’est pas toujours celle de la facilité. Car pour être impertinent, il faut d’abord être pertinent. Mais nous devons l’être suffisamment pour avoir rassemblé près de 2000 notaires abonnés payants ! Certes nous n’avons pas la légitimité d’une institution, mais nous avons celle que nous confère notre lectorat. Et celle-là se reconquiert tous les jours, car elle n’est jamais installée…

 

À chacun son rôle, à chacun sa légitimité !