Nous publions le courrier d’un lecteur anonyme arrivé, in extremis, avant mise sous presse. S’il s’avérait que ces affirmations étaient exactes, il serait sans doute souhaitable que la profession pose les bonnes questions à qui de droit. Toute preuve matérielle de ces allégations est naturellement la bienvenue.

 

“Faut-il voir dans l’ADSN une Association au Détriment des Services aux Notaires  ? Où sont passés les notaires pouvant donner leurs avis sur les décisions prises par cette association ? Vous n’en trouverez pas, pas plus que vous ne trouverez d’ailleurs de décideurs pouvant exercer un contre-pouvoir afin d’équilibrer le décisionnel.

Tous ont disparu :

le patron de Real.not, Olivier Monteil, intelligemment envoyé pour “sauver” PMS ; le patron de Publi.not, Marie-Pierre Adam, remerciée ; le patron de Perval, Georges Aulfinger, à la retraite ; le patron de Min.not, Xavier Ripoche, remercié… Ces remaniements vont jusqu’aux cadres, qu’il s’agisse du responsable du développement et de la mise en place de ’Planète’ (vous savez, la plateforme concentrant tous vos flux Télé@ctes !), du ’Monsieur CNIL’ de la profession ou encore du responsable du portail immobilier… Mais ne vous inquiétez pas, chers confrères, l’ADSN sait ce qui est bon pour vous ! Des décisions “opportunes et judicieuses” sont prises dans “votre intérêt” ! La procédure est simple : l’ADSN a une idée, elle la développe techniquement, elle instaure un groupe d’utilisateurs “notaires” (toujours les mêmes), elle teste, elle fixe un tarif (non négociable) et elle vous vend le produit !

Résultats :

• Augmentation du tarif du MICEN à 7€ le dépôt (et oui ça double !! mais vous n’avez pas le choix) ;

• Contrats commerciaux à votre insu, en utilisant vos outils comme cela peut être le cas avec Hypothèques.com, service vendu par l’ADSN et qui n’est autre que l’ouverture de Télé@ctes à des tiers (tels que le groupe Cofaris), avec la bénédiction de la DGFIP. Et ce, contrairement, à ce que l’on vous avait promis.

Non contente d’avoir le total monopole sur votre réseau, vos outils, l’ADSN s’attaque maintenant à votre ’bible’ par le rachat de celle de Mnémosyne et l’embauche de juristes dédiés : un prochain service vous sera bientôt proposé, voire imposé, comme cela a pu être le cas avec le fameux portail immobilier…

Le notaire de demain sera-t-il à la solde des décisions prises par l’ADSN, dans son métier mais aussi dans ses formations ? Aujourd’hui, l’ADSN semble vouloir étendre son pouvoir aux universités du Notariat ou encore intervenir, à la place de nos experts, dans le cadre des modules obligatoires ’futurs notaires’… l’objectif étant qu’ils parlent de l’ADSN ou plutôt de ses services ! Aurait-on perdu de vue l’intérêt des notaires ?”