Les notaires, marqués par leur formation de juristes, souffrent parfois d’un déficit de culture économique. Confrontés aux problématiques du choix en matière d’investissements ou de dépenses de fonctionnement, ils ont souvent tendance à considérer le “combien ça coûte ?” plutôt que d’évaluer le “combien ça rapporte ?”.
 

Les collaborateurs de Notariat- Services le vérifient réguliè-rement : dans un office pratiquant la négociation immobilière, le notaire ou son clerc négociateur, a souvent tendance à retenir les supports les moins chers lorsqu’il élabore le budget publicitaire. Bon choix si ces supports sont efficaces… Mais le vieil adage populaire “on en a toujours pour son argent” se vérifie régulièrement. Ce qui importe, c’est de savoir quel est le support le plus efficace. Ne vaut-il pas mieux investir 500 € qui en rapporteront 3 000 plutôt que 100 qui rapporteront 0 ? Cela s’appelle en anglais le ROI (Return On Invest) et, en bon français, le “retour sur investissement”.

 

Retour sur investissement

Cette méthode d’analyse s’avère particulièrement pertinente lorsqu’on l’applique aux investissements publicitaires liés à la diffusion d’une annonce de bien à vendre. Si un budget mensuel de 300 € permet de se donner 99 chances sur 100 de faire au moins une négociation supplémentaire d’un bien d’un prix moyen de 150 000 €, les honoraires de négociation qui en découlent, représentent près de 4 900 € ht. Soit près de 16 fois la mise ! Bien évidemment, le profit augmente de façon exponentielle si la publicité provoque plusieurs ventes, et encore plus pour des prix supérieurs à 150 000 €. Sans compter les revenus induits de l’acte de vente et les éventuelles retombées positives en terme de création de clientèle. N’est-il pas plus important de maximiser les chances de gain plutôt que de jouer “petit bras” en minimisant le coût de l’investissement, et donc ses retombées ?

 

Maximiser les chances de gain

Ce type de réflexion nous a donné l’idée de faire un petit jeu de simulation. Si l’on considère qu’une publicité parue dans un des supports édités par Notariat Services permet à chacun des 1 500 clients de l’entreprise de réaliser au moins une vente supplémentaire par an pour un prix moyen de 150 000 €, les honoraires de négociation qui en résultent représentent un montant global de 1 500 x 4 900. Soit 7,35 millions d’euros. Somme bien supérieure à celle que Notariat Services aura facturé à l’ensemble de ses clients notaires sur la même période. Ce petit calcul est basé sur un jeu de simulation simple. Il est toutefois parfaitement plausible, car il repose sur les hypothèses les plus basses possibles, tant en terme de nombre de ventes négociées qu’en terme de valeur de biens. N’est-ce pas la meilleure réponse que l’on puisse faire à tous ceux (il y en a malheureusement quelques-uns !), qui se répandent en invectives contre Notariat Services en accusant cette entreprise de vivre aux crochets du notariat ?…