Les résultats de MINNOT pour l’exercice 2010 ont été publiés : certains se réjouiront de constater que la perte “n’est que de 716 300 €”.
 
De méchantes Cassandre avaient prévu “bien plus pire”, le million risquait d’être atteint et même dépassé ! Il y aurait presque de quoi être heureux ! Sauf que cette nouvelle perte se rajoute aux précédentes et valide que la société MINNOT est bien devenue la version notariale du tonneau des Danaïdes. Certes le chiffre d’affaires a augmenté, et il en résulte que le ratio pertes/chiffres d’affaires s’est amélioré. En 2009, les pertes (1 323 000 €) représentaient 56 % du chiffre d’affaires (2 362 000 €). En 2010, le ratio passe à 23 %. Il faut bien trouver un motif d’espérance… Pertes ou investissements comme l’espèrent certains ? Oui si l’on parvient à constituer un outil à valeur ajoutée. Force est de constater pourtant que l’on en est loin à écouter ce qui se dit sur l’efficacité du portail immobilier.

Si les choses se passaient mieux du côté de Perval, on pourrait faire moins grise mine. Manque de chance, l’exercice 2010 fait apparaître un déficit d’exploitation faible certes (400 €) mais tellement éloigné des 550 000 € de bénéfice enregistrés en 2009.

Quant à Thémis, il n’est pas possible de fournir des informations récentes, les comptes 2010 n’étant pas publiés à ce jour. Ce qui parait d’ailleurs surprenant pour une société financière ayant vocation à détenir et gérer les actifs du notariat. Y aurait-il corrélation avec le fait que la perte enregistrée en 2009 s’élevait à 5 100 000 €, venant s’ajouter au déficit de 2008 qui se montait lui à 16 100 000 € ?!!!

Sans doute peut-on supposer que les pertes de Mnémosyne impactent ces résultats. Mais beaucoup pensent que toutes ces pertes font tache. Comment le public et les pouvoirs publics ne seraient-ils pas fondés à penser que le notariat est vraiment opulent pour se permettre d’absorber sans sourciller autant de pertes financières ? Et comment les notaires vont-ils être crédibles auprès de leurs clients lorsqu’ils proposeront leur expertise en matière de gestion patrimoniale ?