Annonçant l’accession à la présidence du CSN de Benoît Renaud, Le Figaro, qui fustige dans la même édition « nos secrets »,

 

nous égratigne en évoquant un « scrutin de façade » à l’unique candidat et en annonçant même l’avènement du successeur parisien en 2012, Me Tarrade ! Qui parle de secret ? « Le pouvoir est concentré dans les mains d’une poignée d’anciens qui dessinent leur lignée. Les anciens présidents du CSN forment un conseil informel, mais tout-puissant qui, avec le président en fonction, sélectionne dans le plus grand secret ses poulains, traçant ainsi l’avenir du CSN pour les 10 prochaines années ».

L’article fait également état de candidats « triés sur le volet » (encore heureux !), évoque un revenu net annuel de 460 000 € pour le quart des professionnels les plus aisés, puis assène une contrevérité plus vraie que nature : « pour racheter une étude, il faut être présenté à la Chambre par le vendeur afin de recevoir l’aval des autorités notariales régionales, puis nationales après une enquête de moralité ».

Aucun mot sur l’essentiel : 7 ans d’études, ponctuées de diplômes universitaires et de stages, avec un financement possible de la CDC pour éviter le seul aspect financier de l’accès à la profession. Dommage.