Récemment diplômée notaire, Marianne reste persuadée que la formation s’appréhende avant de commencer sa carrière, mais aussi tout au long de celle-ci. Après avoir proposé des mesures pour “booster” la formation initiale (cf. page 13, n°489), c’est la formation continue qu’elle tente de doper.

 

Pendant sa carrière, tout clerc ou notaire devrait avoir l’obligation de faire un quota de jours de formation par an (au moins 10 jours). Vu le rythme effréné des réformes et des revirements de jurisprudence, dans toutes les matières, il est très difficile de rester « à la page » en lisant simplement une revue juridique de temps en temps… Tout patron doit également laisser ses collaborateurs s’inscrire et participer à des formations. Certes, ils sont absents sporadiquement, mais le bénéfice est grand pour la pratique quotidienne et l’entreprise en général : plus de sécurité juridique, plus de savoir-faire et une meilleure technique pour un service diversifié et de plus grande qualité… N’est-ce pas cela que le notariat recherche ? Par exemple, les formations dispensées par l’Inafon, les conférences organisées par les éditeurs de manuels, bulletins et revues, les colloques mis en place par les associations d’étudiants (comme l’ACSEN à Paris) sont autant de chances de ne pas passer à côté de l’actualité juridique ! Et parfois, un cocktail à la fin de la journée joindra même l’utile à l’agréable, permettant de faire connaissance avec ses collègues, futurs confrères et consœurs : le « réseau notarial » se tisse, c’est le début de la confraternité ! De même, pourquoi ne pas accepter de donner soi-même des cours dans les écoles, centres de formation, facultés (souvent des travaux dirigés) ? On révisera, se documentera pour l’occasion, et on s’enrichira au contact des étudiants dont l’imagination foisonne de questions ! C’est aussi un excellent moyen d’entretenir son savoir. Je connais un notaire honoraire qui le fait encore aujourd’hui, alors qu’il a plus de 80 ans ! Quand on est passionné… Toutes les « mesures » proposées ici ne coexisteront sûrement que dans une approche idéaliste de l’office notarial… Mais quelques efforts en la matière ne pourraient-ils pas, au moins, être faits ?