Le notariat a découvert tardivement la communication à la lumière des actions de Louis Reillier et Jacques Benhamou. Il se gargarise du concept et le met à toutes les sauces. Je passe sur la communication interne dont l’utilité est évidente dans toute profession.

 
Quant à la communication externe, elle se manifeste de façon :

• classique : congrès, revue Conseils, participations à des colloques, conférences, voire à des émissions de télévision (trop peu) ;

• ou moins classique : train de l’entreprise, série sur M6 “T’as pas une minute”, opération Jeunes…

Cette dispersion de la communication dont je veux bien croire que notre CSN a la maîtrise, favorise-t-elle la compréhension qu’a le grand public de notre profession et de ce qu’elle peut lui apporter ? Car c’est bien là qu’est le cœur du problème de la communication. Elle doit expliquer qui nous sommes et quels services nous rendons. Et accessoirement à quel prix. La tâche n’est pas facile, eu égard à la désinformation quelquefois malveillante, entretenue sur la fausse vénalité des charges, le faux monopole de la publicité foncière, la fausse facilité à n’avoir même pas à se baisser pour faire fortune.
 

Dans ce but, ne serait-il pas souhaitable et utile :

• d’ouvrir un service téléphonique gratuit pour le public ;

• De créer un site internet “questions-réponses” ;

• De faire une place statutaire dans nos instances aux associations représentatives des consommateurs ;

• De réformer, pour une énième fois, notre tarif en le simplifiant pour le rendre compréhensible à tous ;

• De lâcher la bride à un peu de publicité personnelle et de laisser s’exposer les grands notaires dont la profession ne manque pas ?
 

J’ai de la compassion pour la communication…