Après l’hiver, le printemps… Les marronniers vont refleurir. Les feuilles tombent en automne, sèchent et disparaissent en hiver, ajoutant une couche de terreau sur la terre pour nourrir la nature. De même la presse notariale, comme la presse nationale, va reprendre, un à un, les sujets traités l’année précédente et se répéter dans ses critiques, ses interrogations et quelquefois ses louanges.

 

Le nouvel article sera plus ou moins différent, mais le lecteur, totalement immergé dans l’année en cours, n’aura pas conscience des redites. Seuls, quelques “liseurs” attentifs, en consultant les revues professionnelles qu’ils auront bien classées, s’apercevront que les titres reviennent aussi régulièrement que les marronniers refleurissent. C’est ce qui m’est arrivé… Et prenant conscience d’une certaine absurdité du système, je me suis dit que j’allais regarder le verre à moitié plein et rester résolument optimiste. Car il nous faut l’être pour que la vie continue. Il nous faut l’être vis-à-vis des générations montantes, pour soutenir les passionnés du notariat à tous les niveaux (et notamment au Conseil Supérieur du Notariat) et, enfin, il nous faut l’être car nous exerçons un métier extraordinaire qui existe depuis l’aube des temps, mais se trouve sur le point de connaître une nouvelle mutation avec la naissance de l’Europe du Droit. Les mousquetaires du notariat

 

Il y a longtemps que le notariat n’avait pas été aussi uni, solidaire et engagé face à toutes les agressions extérieures. Il était temps ! Mais ne boudons pas notre plaisir et constatons que le Mouvement Jeune Notariat, le Syndicat National des Notaires, l’Assemblée de Liaison et le Conseil Supérieur du Notariat oeuvrent dans le même sens, en concertation au plus haut niveau (c’est en tous les cas ce que nous constatons à la lecture de leurs revues). Certes, c’est au Conseil Supérieur qu’il appartient de donner la mesure, le tempo. C’est lui qui choisit la voie et l’éclaire. C’est lui qui dessine les contours de l’avenir car il est le réceptacle de toutes les opinions des notaires et de celles qui lui parviennent de l’extérieur. C’est lui surtout qui a un contact permanent avec le garde des Sceaux, en concertation avec le Syndicat National des Notaires également représentatif aux termes de la loi et dont le rôle est de défendre le notaire et le notariat car, contrairement au CSN, il est totalement libre vis-à-vis des autorités de tutelle. Quant à nous autres (vous, moi…), nous devons essayer d’être constructifs et prospectifs lorsque notre opinion diffère de celle du Conseil Supérieur du Notariat. Faisons refleurir les marronniers… Mais en 2005, parce que l’Europe nous interpelle violemment, exigeons de nous-mêmes, plus encore que d’habitude, réflexion et pondération, car l’avenir fragile est entre nos mains. Faisons rimer dans nos têtes la pureté du cristal avec la rigueur de REAL.