Qualité

Il semblerait que la démarche Qualité mette du temps à prendre son envol dans le notariat. En février 2013, on comptait 259 offices certifiés ISO 9001 sur tout le territoire. C’est encore trop peu pour être significatif !    Nombreux sont ceux qui croient encore que cette formation sanctionne la qualification juridique alors qu’elle tend à faire prendre conscience de l’organisation de l’étude à l’égard de la satisfaction de l’usager (accueil, circuit de l’acte…). D’autres considèrent encore que l’acquisition du label “ISO” est… superflue. En incitant, au contraire, cette distinction, nous sommes sur la bonne voie, car le label ISO contribue à changer la perception que le client a du notaire. Chacun, ici et là, en fait sa promotion. Pourquoi pas les notaires ?

Transmission et autodiagnostic

Les responsables de PME sont courtisés. L’expert-comptable arrive d’abord. L’avocat se pousse du col. Le banquier, jusqu’ici un peu en retrait, vient de marquer un bel essai avec un outil doté d’un joli nom : “l’autodiagnostic”. Ce questionnaire en ligne est disponible sur le site www.transmettre-entreprise.fr. Il a été conçu par le Crédit Agricole, en partenariat avec l’agence pour la création d’entreprise (APCE). Le chef d’entreprise est invité à répondre à des questions qui font l’objet d’un examen approfondi. Des spécialistes livrent alors au futur cédant un rapport mettant en lumière quelques points à travailler, en vue de préparer une cession heureuse ! N’aurions-nous pas un petit challenge à relever ?

Le coq dans la “basse cour”…

L’inusable Vincent Lecoq fait une rentrée fracassante, en ce début d’année, sur le perchoir du marronnier notarial de l’hebdomadaire Marianne (n° 823 du 26 janvier). Il fustige, à nouveau, la “détestable profession” (source d’une “formidable sinécure”) qu’il voulut tant embrasser autrefois. Le maître de conférence, sans doute en mal d’auditoire, nous apprend que les notaires pratiqueraient (en matière de transactions) les honoraires “les plus élevés” d’Europe (?). Il dénonce le tarif du PACS ou de la mise en conformité du règlement de copropriété, “qui est passé à 233 €”. Enfin, il révèle le scandale du siècle : les notaires seraient responsables de la hausse de l’immobilier ! L’hebdo compatissant vient à la rescousse du redresseur de torts de service, en rappelant que la Commission de Bruxelles (très à l’écoute du lobby des avocats) demande avec insistance la déréglementation et… l’ouverture à la concurrence. On vit décidément une époque formidable !

Jogging

Notre université du notariat semble avoir trouvé ses marques dans notre capitale de toutes les Gaules. A Lyon, la 29e édition a franchi allègrement, en septembre 2012, la barre des 1 000 participants. Bref, la consécration ! Ne faudrait-il pas aussi se réjouir d’un retour symbolique ? Oui, le jogging des notaires, souvenons-nous, des milliers de coureurs sous la bannière notariale dans l’allégresse et véhiculant une image aussi généreuse que moderne de la profession… Ce jogging, jeté aux orties, expulsé par la grande porte budgétaire, nous revient, depuis quelques années, par la petite fenêtre universitaire avec une trentaine d’intrépides qui se lancent aux petites aurores… Espérons que ce “petit poucet” grandira sans entrave. La suite servira la profession !

Les avocats voient grand

Ils nous copient en élargissant leurs horizons aux confins de notre vieille Europe. Michel Benichou, ancien président du Conseil national des barreaux, ancien président de la conférence des bâtonniers, a accédé, il y a quelques mois, au poste de 3e vice-président du CCBE, le Conseil des barreaux européens. Il représente 42 nations et plus d’un million d’avocats ! Michel Benichou assumera la présidence du CCBE en 2016. Il se propose, notamment, de “défendre l’Etat de Droit et les citoyens dans leur souci de liberté et de sécurité”. Puissent les avocats n’en pas déborder ! En y incluant les stagiaires, ils approchent en France les 60 000. Ils étaient près de 40 000 (+ de 50 %) voici 10 ans ! Ces chiffres ne sont-ils pas à méditer ?

Spécialisation

Les avocats semblent la bouder. Elle est, en tout cas, en léger recul. En 2012, on dénombrait 11 074 mentions de spécialisation contre 13 117 en 2002. Et chez nous ?