En 2012, Notariat 2000 fêtera ses 40 ans. Lors de la journée “volontaire” de Dijon, Elizabeth Reillier-Duny est revenue sur les origines de la revue, rappelant que “pour comprendre qui nous sommes, il faut savoir d’où l’on vient !”. Entretien.

 

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Notariat 2000 : Quelles sont les origines de Notariat 2000 ?

Elizabeth Reillier-Duny : Tout part d’un homme, Louis Reillier, mon père, notaire à Pompadour. Profondément passionné par la profession, il décide, dans les années 60, de “dépoussiérer les panonceaux” ! Très vite, il va concentrer toute son énergie dans les colonnes d’un petit journal bimestriel, puis dans la revue mensuelle “Pompadour Jeune Notariat”. Tel “un prophète”, comme l’appelait Gérard Julien St-Amand, Louis Reillier a remué les foules, par son cœur, sa foi, son courage et ses idées iconoclastes. C’est ainsi que le Mouvement Jeune Notariat est né, avec pour slogan “une idée, une action”. Il fallait aller de l’avant, d’où le nom de “mouvement”… Et, du mouvement, il y en a eu !

 

Notariat 2000 : Justement, pouvez-vous nous donner des exemples ?

Elizabeth Reillier-Duny : C’est par le biais d’une société commerciale, appelée “Services communs Jeune Notariat”, devenue Notariat Services, qu’est née la revue “Maisons à la campagne”, devenue “Maisons de France”, puis Notim et, aujourd’hui les magazines Notaires. C’est toujours par ce biais que le CNPH, devenu UNOFI ou encore la revue “Informations notariales pour tous” rebaptisée “Conseils”, ont vu le jour. Comme vous le voyez, toutes ces activités, nées à Pompadour, sont bien une émanation du notariat !

 

Notariat 2000 : Pourquoi Louis Reillier a-t-il créé Notariat 2000 ?

Elizabeth Reillier-Duny : En 1972, le Mouvement prend tellement d’ampleur (plus de 2000 adhérents) qu’il faut le structurer. Mon père a eu peur de perdre son indépendance et sa créativité. Il préfère passer le flambeau. Il quitte le Mouvement pour créer Notariat 2000. Louis Reillier rêve le notariat des années 2000 et, plus généralement, le notariat de demain. L’équipe, présente aujourd’hui dans nos colonnes, a la même soif de liberté, le même optimisme, le même courage ! Malgré leur présidence de chambre, nos deux rédacteurs en chef, Didier Mathy et Laurent-Noël Dominjon, ont à cœur de perpétuer la revue. Ils sont aidés dans leur mission par des rédacteurs bénévoles, collaborateurs, notaires assistants, notaires, tous animés par le même enthousiasme. Et je peux vous dire que si nous ne sommes pas très “structurés”, nous sommes sacrément volontaires !

 

Notariat 2000 : La “journée de Dijon” a été l’occasion, pour de nombreuses structures, d’affirmer leur volonté d’unir leur voix à celle du CSN. Quelle est la position de Notariat 2000 ?

Elizabeth Reillier-Duny : Nous avons la conviction que notre indépendance et notre liberté de parole sont des contre-pouvoirs indispensables au notariat de demain. Il n’est pas question de nous désolidariser des instances professionnelles pour lesquelles nous avons le plus grand respect, mais de faire entendre notre voix, une seconde voix… Celle qui donne au chant toute sa beauté et sa plénitude, celle du notariat de demain !