Le 23 novembre dernier, la Chambre des notaires de Saône a organisé, à l’issue de son Assemblée générale décentralisée au Conseil régional de Dijon, la demi journée des structures volontaires. Une heureuse initiative qui, selon certains bruits de couloirs, pourrait déboucher en 2012 sur une journée nationale des structures volontaires !

 

Au départ, une idée audacieuse, un peu folle, mais pas si déraisonnable que ça, lancée l’année dernière par Rémy Balland (Châlon-sur-Saône) lors d’une Assemblée générale. Avec l’enthousiasme qu’on lui connaît, Me Balland propose à sa compagnie de donner la parole aux organismes volontaires de la profession.

 

L’idée : favoriser l’échange d’idées et offrir aux notaires de la compagnie une vue panoramique sur le volontariat notarial. L’idée fait son chemin, séduit le Président Mathy, lui-même engagé dans de nombreux organismes volontaires, qui organise le 23 novembre dernier, la demi-journée volontaire. À l’arrivée, tous, à l’exception du Mouvement Jeune Notariat, avaient répondu présents :

• le Syndicat national des notaires (SNN-UGNF) était représenté par Régis Poumeau de Lafforest, son président qui avait fait spécialement le déplacement du Finistère et qui s’est félicité de cette initiative (“Elle devrait être institutionnalisée”, a-t-il dit notamment avec humour) ; • l’Assemblée de Liaison par Rémy Balland, qui a invité ses confrères à se présenter aux prochaines élections des délégués (elles auront lieu dans 6 mois) ;

• la société Intranot, (http:// www.intranot.fr/) par Frédéric Petit qui en a profité pour présenter “Diane”, un outil qui reprend l’essentiel de l’information juridique.

• et Notariat 2000 qui, à sa façon, est une “structure volontaire” par Elizabeth Reillier-Duny, notre directrice de publication et Laurent-Noel Dominjon. Tous ont appelé leurs confrères à s’investir davantage dans les structures volontaires : “Il faut avoir la foi !” a martelé Me Balland. Beaucoup ont déploré le manque de moyens et la baisse des adhésions. Pour le Syndicat et l’Assemblée de Liaison, la période est critique ; il faut éviter la cacophonie. “La profession doit parler d’une seule voix (celle du CSN), à condition qu’en amont, a bien précisé Régis Poumeau de Lafforest, le travail de concertation soit fait avec le Syndicat”. Une vision jugée réductrice par d’autres qui estiment qu’un chant à deux voix est parfois plus intense qu’un chant à une voix.