Alexandre Jardin est la nouvelle idole des maires. Un article paru le 9 mai dans Lagazette.fr, sous la plume de Jean-Baptiste Forray ( http://www.lagazettedescommunes ,corri/356503/Ia-nouvelle-ldole-des-maires/) le décrit comme “un écrivain citoyen”, “ulcéré contre les bureaucrates hors-sol et les normes proliférantes”.

Les philippiques d’Alexandre Jardin ne pouvaient que séduire les collectifs de “maires en colère “qui ont fleuri ces derniers mois. Cela tombe bien car, pour l’écrivain, le salut passe par “la République d’en bas “. Et, en particulier, par les maires, ces élus “à portée de baffes”, ces “faizeux” qui ne supportent plus “les dizeux”. Un message reçu cinq sur cinq.

Bleu-Blanc-Zèbre, le mouvement d’Alexandre Jardin, fait malheur parmi les élus locaux. Lors d’un colloque organisé en mai 2014, l’Association des maires de France (AMF), l’Association des maires de grandes villes de France (AMGVF), la Fédération des villes moyennes (FVM) ainsi que l’Association des maires ruraux de France (AMRF) ont signé son appel ” Aux actes, citoyens !” Au CESE, les premiers magistrats de Paris et Bordeaux, Anne Hidaldo (PS) et Alain Juppé (UMP), ont chanté ses louanges. Alexandre Jardin le leur rend bien. Dans son essai “Laissez-nous faire “, publié en avril 2015 aux éditions Robert Laffont, il ne cesse de se proclamer ” mairophile”.

Par ailleurs, Alexandre Jardin, qui dit consacrer 80 % de son temps à son mouvement, multiplie les interventions. Le 13 mai, il dédicaçait son ouvrage au Congrès des notaires, à Strasbourg. L’occasion pour l’écrivain de bavarder longuement avec notamment Pierre-Luc Vogel, Jean Tarrade, Benoit Renaud et le mouvement des Notaires Furibards…

AGNÈS MARRE  Agnès Marre